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Le « choc des savoirs » n’aura pas lieu

© Angry graduate student in the boxing gloves isolated on gray background. Education concept. A protection of diploma work.

Consternation, désillusion, colère… Ce sont les termes employés par les principaux de collège pour qualifier leur ressenti à la découverte des notifications de DHG pour la rentrée 2024.

Les annonces ministérielles assuraient que la réforme serait ainsi financée : à compter de la rentrée 2024, « des moyens sont alloués afin de créer des groupes de niveaux en mathématiques et en français, en 6ème et en 5ème. Cette dotation complémentaire fait l’objet d’un fléchage spécifique et doit être consacrée exclusivement au financement de cette politique »[1].

Que nenni ! Sauf à admettre que financer signifie déshabiller Pierre pour habiller Paul. Ainsi, dans de nombreuses académies, a disparu des DHG une grande partie de la marge spécifique déterminée en fonction de la typologie des collèges, utilisée notamment pour la mise en œuvre de l’AP et de la politique des langues ; exit les heures dédiées au soutien, à l’inclusion des élèves d’ULIS et d’UPE2A[2]. Les seuls groupes à effectifs réduits seront donc en français et en mathématiques en 6e et 5e, faute de moyens.

En outre, le nombre de groupes à effectifs réduits est sous-dimensionné par rapport à la réalité des évaluations nationales. S’ajoutent à cela des alignements impossibles en mathématiques et en français qui nécessitent plus d’enseignants qu’il n’y en a dans l’équipe, et la question des barrettes qui, faute de moyens, vont devenir un casse-tête inextricable. Enfin, le SNALC avait demandé au ministre Attal que la mise en place des groupes de niveau n’empêche pas les collègues de français et de mathématiques d’être professeurs principaux. C’est aussi pour cela que le projet du SNALC laissait la 6e hors du système des groupes.

Au bilan, les DHG ont, pour les plus chanceux, augmenté de quelques heures, mais on est loin du comptePour le SNALC, les annonces allaient dans le bon sens, mais le Ministère, en jouant les apothicaires, est en train de saborder sa propre réforme. Derrière le choc des annonces, il n’y a pas le choc des moyens. Sans moyens suffisants, le « choc des savoirs » n’aura pas lieu.

 


[1] Cf. note adressée aux CE le mardi 16/01/2024 : « Préparation de la rentrée 2024-2025 ; notification de dotation horaire globale (DHG) »

[2] AP : accompagnement personnalisé ; ULIS : unités localisées pour l’inclusion scolaire ; UPE2A : unités pédagogiques pour élèves allophones arrivants

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