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Mayotte : compte rendu de réunion du 8 janvier 2025

Audience multilatérale en présence de la ministre, Mme Borne.

Pour le SNALC : Jean-Rémi GIRARD, président du SNALC.

LE THĂˆME

Situation à Mayotte. Organisation de la rentrée.

 

L’ESSENTIEL

La ministre affiche 4 priorités :

  • Les personnels mise en place d’un numĂ©ro vert (peu utilisĂ© jusqu’à → prĂ©sent). Un e-mail a Ă©tĂ© envoyĂ© Ă  tous les personnels pour faire le point sur la situation de chacun (domicile, vĂ©hicule, difficultĂ©s Ă  retourner sur l’île…).
  • Accueil des personnels et des Ă©lèves dans de « bonnes conditions » → état du bĂ¢ti, sĂ©curité (dont sĂ©curitĂ© incendie), en lien avec les Ă©quipes de la prĂ©fecture, pour Ă©valuer les possibilitĂ©s d’accueil Ă©tablissement par Ă©tablissement. Le diagnostic « se consolide » aux collèges et lycĂ©es ; il est « perfectible » au niveau des Ă©coles suivant les communes. « On ne fera pas rentrĂ©e des personnels ou des Ă©lèves dans des bĂ¢timents dont la sĂ©curitĂ© n’est pas garantie ».
  • Accueil des personnels Ă  partir du 13 janvier, pour que les Ă©quipes puissent « rĂ©flĂ©chir Ă  la façon de reprendre les cours ». Objectifs prioritaires : accueillir les enfants des personnels indispensables sur place ; focus sur les classes Ă  examen. Le CNED n’est pas sollicitĂ© pour des cours en ligne, mais pour pouvoir fournir des documents papier (cf. problèmes de photocopieurs).
  • Reconstruction → loi d’urgence par rapport aux Ă©coles (communes). Dispositions pour raccourcir les dĂ©lais des procĂ©dures administratives.

Un point est fait sur la question de l’attractivité à Mayotte : un travail doit Ăªtre engagĂ© sur le sujet.

Sur la question de la prime conditionnée à un indice maximum, la ministre indique qu’ils ont essayé d’utiliser l’argent à disposition avant clôture de l’exercice budgétaire, et que le principe au niveau fonction publique n’était pas de faire une aide systématique, mais au cas par cas.

Un travail est prévu en termes de ressources humaines (gestion des personnels ne pouvant reprendre le 13, mutations, par exemple) et aussi avec la DGESCO sur la  question des examens.

 

LE SNALC A INSISTÉ SUR…

  • La problĂ©matique d’avoir privilĂ©giĂ© la communication sur la rentrĂ©e qui devait Ă  tout prix avoir lieu le jour prĂ©vu, alors mĂªme qu’on savait que ce n’était pas possible. Cela pousse Ă  jeter le discrĂ©dit sur des collègues eux-mĂªmes touchĂ©s par la catastrophe.
  • La prioritĂ© en termes de sĂ©curitĂ© bĂ¢timentaire, mais aussi de sĂ©curitĂ© des personnes vis-Ă -vis d’éventuelles attaques, qui doit se rĂ©aliser → oui, l’École, c’est  essentiel, mais on ne peut pas la faire n’importe comment.
  • La question psychologique/santĂ© mentale pour les personnels comme pour les Ă©lèves il faut un accompagnement Ă  la hauteur dans ce domaine, qui pour le moment → n’est pas lĂ .
  • L’incomprĂ©hension sur le versement de la fameuse indemnitĂ© conditionnĂ©e Ă  l’indice (<448), qui ne rĂ©pond mĂªme pas au cahier des charges prĂ©sentĂ© (« au cas par cas »). C’était une erreur de le faire ainsi : il faut le reconnaĂ®tre et expliquer ce qu’on va faire concrètement pour les autres collègues.
  • Le travail Ă  mener Ă  long terme sur l’École Ă  Mayotte qui Ă©tait dĂ©jĂ  dans l’illĂ©galité en termes d’accueil, d’horaires. L’École de la RĂ©publique n’est pas Ă  gĂ©omĂ©trie variable : ce doit Ăªtre le principe directeur de tout ce qui va Ăªtre discutĂ© et mis en Å“uvre Ă  partir de maintenant, y compris en termes d’attractivitĂ©.

L’ensemble des problĂ©matiques a Ă©tĂ© abordĂ© par les organisations syndicales prĂ©sentes (conditions de communication entre l’employeur et les collègues, transports scolaires, question des examens, gestion des personnels ne  pouvant pas reprendre…), qui sont globalement sur la mĂªme longueur d’onde.

 

L’AVIS DU SNALC

L’École à Mayotte était en état de crise avant la catastrophe. On en attend beaucoup, on insiste énormément sur son rôle dans l’île, mais on n’a pas fait grand-chose pour elle jusqu’à présent.

Les personnels font ce qu’ils peuvent, dans des circonstances très dĂ©gradĂ©es sur le plan matĂ©riel comme sur le plan psychologique. On a fait les annonces avant d’évaluer la situation, et on compte sur l’adaptation de nos collègues pour gĂ©rer, en ayant fait un choix en termes d’indemnitĂ© qui divise localement, et qui Ă©tait clairement une erreur Ă©vitable avec un dialogue social en amont. Il faut aujourd’hui beaucoup d’écoute et de bienveillance envers des personnels qui sont extrĂªmement mĂ©ritants au quotidien.

Enfin, il faut travailler à plus long terme pour que l’École à Mayotte ne soit plus dans l’illégalité dans son fonctionnement. 

8 janvier 2025 : préavis de grève intersyndicale à Mayotte

Chido a ravagĂ© l’île de Mayotte le 14 dĂ©cembre 2024. Les dĂ©gĂ¢ts sont considĂ©rables, beaucoup de nos collègues sont restĂ©s et restent encore sans toit, sans eau, sans Ă©lectricitĂ© et ont perdu des biens matĂ©riels. Les dĂ©parts de collègues ayant besoin de souffler, de s’abriter, de soigner leurs traumatismes pendant une pĂ©riode de vacances qui, pour partie a Ă©tĂ© consacrĂ©e Ă  rĂ©parer les dĂ©gĂ¢ts du cyclone, sont naturels et comprĂ©hensibles.
Nous approuvons sur le principe, l’initiative de notre ministère d’apporter une aide exceptionnelle.
Mais il est inacceptable que seuls les agents dont l’indice est inférieur ou égal à 448 soient ciblés. Nos organisations exigent que tous les agents.es du rectorat de Mayotte la perçoivent quel que soit leur indice, le cyclone n’ayant pas frappé sélectivement les uns plutôt que les autres.
Nos organisations dénoncent cette décision arbitraire et discriminatoire.
Par ailleurs, Le bĂ¢ti scolaire est pour partie dĂ©truit, si nous sommes conscients et dĂ©sireux que nos Ă©lèves reprennent une scolaritĂ© normale, ce ne peut Ăªtre Ă  n’importe quelle condition. Le maintien de la rentrĂ©e le 13 janvier est une opĂ©ration de communication qui ne rĂ©siste pas Ă  la rĂ©alitĂ©. Qui plus est sans aucune directive, aucun protocole, dans l’improvisation, on nous demande de nous rĂ©unir pour, je cite bĂ¢tir, ensemble, un plan de reprise des activitĂ©s scolaires en lien avec les rĂ©alitĂ©s de votre Ă©cole, de votre collège ou de votre lycĂ©e.
En conséquence, nos organisations déposent un préavis de grève reconductible à dater du 13 janvier 2025.

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