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Déconsidérés

Si l’Éducation nationale va mal, si ses personnels sont déconsidérés, c’est aussi car on ne sait ou ne veut pas fixer les priorités.
L’École est devenue un objet médiatique. Dans un contexte plus que morose, il faut trouver des explications, et surtout identifier des responsables… et des coupables.
Le résultat ? Les métiers de l’Éducation nationale, d’après le ministère lui-même, sont jugés comme non satisfaisants, non valorisés et mal payés.
Les raisons de la crise sont établies, partagées, incontestables. Et pourtant nos dirigeants ne font rien, et laissent la situation pourrir.

Inverser la tendance

Qui de mieux que les professeurs des écoles pour endosser ce rôle de bouc émissaire ? Déjà, ce sont des fonctionnaires — pas le temps de s’arrêter sur la hausse du nombre des contractuels, qui devrait pourtant faire réfléchir — donc des privilégiés. Ils ont trop de vacances. Ils se plaignent tout le temps. Et si mon enfant est pénible, c’est évidemment à cause de son professeur.