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2026, il est temps…

© The students took a break. Empty classroom and alarm clock. Background with copy space.

L’échec scolaire dans le premier degré ne peut plus, comme il y a cinquante ans, être considéré comme un fâcheux épisode dans le parcours d’un élève. Il marque souvent aujourd’hui le point de départ d’une trajectoire de vie particulièrement fragilisée. Lorsqu’il se manifeste à grande échelle, comme en témoignent les résultats des enquêtes PISA, il dessine les contours d’un avenir préoccupant pour l’ensemble de la société.

Pourtant, l’échec scolaire n’a rien d’une fatalité. Il ne saurait être imputé, comme on le tente parfois, aux seuls effets des écrans, des difficultés familiales ou de l’évolution des mœurs. Pour le SNALC, c’est d’abord le fonctionnement même du système scolaire actuel qui compromet la réussite des élèves. Pour comprendre l’échec scolaire et s’y attaquer, il faut donc interroger les décisions politiques et les choix de l’institution.

L’instabilité de notre système éducatif est devenue chronique. Les orientations ministérielles évoluent au gré des alternances et des impératifs politiques, les réformes s’enchaînent, les programmes sont sans cesse remaniés. Mesures et dispositifs nouveaux fleurissent, puis s’imposent, sans réelle concertation et sans que celles et ceux qui les mettent en œuvre au quotidien aient véritablement été entendus. Confronté à une instabilité permanente, le professeur des écoles doit sans cesse remettre en question ses pratiques pédagogiques, au point qu’elles risquent de perdre toute pertinence.

Les gouvernements et les ministères qui se sont succédé ces dernières années feignent d’ignorer les réalités du terrain. Ce que notre institution impose aujourd’hui aux enseignants ne répond ni à leurs besoins, ni à ceux des élèves. Les résultats de PISA en sont l’illustration claire. Depuis des années, de mauvais choix sont imposés, avec pour objectif de tenter d’améliorer l’existant sans jamais interroger les fondements du système. Or, c’est précisément cet existant qui est en cause : à force d’empiler les réformes inadaptées, il a perdu sa cohérence, son sens et sa capacité à évoluer. Un système qui ne fonctionne plus ne se corrige pas à la marge, il se repense en profondeur.

En effet, à force d’utiliser l’École pour pallier les insuffisances de notre société, l’institution a fini par l’asphyxier et par en faire la chambre d’écho de ses dysfonctionnements. Le professeur, en plus de sa mission première d’enseignement, doit veiller à compenser les carences éducatives, les fractures sociales et les démissions de la société. Ce transfert de responsabilités est tout simplement intenable et éloigne progressivement les enseignants de l’essentiel. Tour à tour médiateur, éducateur, assistant social, infirmier, médecin, psychologue, le professeur des écoles voit la durée quotidienne d’enseignement réduite à peau de chagrin et les élèves se retrouvent privés du temps indispensable pour apprendre et se construire.

Dès lors, faut-il s’étonner de voir le niveau scolaire s’effondrer ? Faut-il s’étonner de voir des professeurs, démotivés et épuisés, abandonner le navire ? Faut-il s’étonner de voir notre jeunesse perdre ses repères, oublier ce que sont le respect d’autrui, le sens du travail et les valeurs de la République, et se révolter contre un système éducatif qui n’est plus à la hauteur et qui les a abandonnés ?

L’Éducation nationale doit être repensée, et notre École reconstruite. Pour le SNALC, le système a atteint ses limites. Il est temps de changer de regard, de redonner à l’École de l’ambition, à nos élèves un avenir et à notre profession une place centrale. Il est temps, en 2026, de tirer les leçons des erreurs passées pour ne plus les reproduire. Il est temps de changer les choses : aux élections professionnelles de décembre, votez SNALC

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