En cette période de l’année scolaire, les professeurs des écoles aspirent à deux choses simples : un peu de sérénité professionnelle et le retour des beaux jours. Pour la météo, reconnaissons-le, le Ministère ne peut pas faire grand-chose.
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Pour ce qui est de la qualité de vie au travail des PE, en revanche, on pourrait légitimement s’attendre à ce qu’il s’emploie à l’améliorer. Pourtant, lorsqu’on observe les changements à venir, l’impression est tout autre. Notre hiérarchie semble redoubler d’énergie pour nous compliquer la tâche.
Les exemples ne manquent pas et ils touchent à tous les pans de notre vie professionnelle… et parfois même personnelle.
Le mouvement intra-départemental, souvent source d’espoir et d’angoisses, s’annonce encore plus difficile cette année, entre fermetures de postes, remaniement des postes de remplaçants, profilage des postes de direction, retards de calendrier et déploiement des PAS au détriment des équipes et des élèves.
La direction d’école ? Là encore, les perspectives sont loin de rassurer. Le futur référentiel métier n’apportera en rien l’allégement de tâches tant attendu. Pire, le texte sur lequel le Ministère travaille transpire la pression du pilotage pédagogique par l’évaluation et la donnée numérique. L’on exigera donc des directeurs toujours plus de diagnostics, d’indicateurs et autres ajustements…
La rémunération ne fait pas exception : les difficultés financières liées à des erreurs administratives sont exponentielles. Retenues sur salaire, indemnités non versées, trop perçus à rembourser… Le nombre de réclamations sur ces sujets a augmenté de 127 % en 5 ans.
Côté santé, la situation n’est guère plus lisible. Entre le déploiement de la protection sociale complémentaire obligatoire, le contrat facultatif en prévoyance et la réforme de l’invalidité, les incertitudes s’accumulent.
Quant à la reconversion, qui constitue parfois l’unique horizon de PE exténués, elle pourrait elle aussi devenir plus difficile dans un avenir proche.
Dans ces conditions, une question s’impose. Pourquoi le Ministère complique-t-il systématiquement ce qui pourrait être simple ?
Une chose est certaine : le SNALC travaille sans relâche pour mettre du bon sens dans les décisions ministérielles et de la simplicité dans la vie des professeurs des écoles.





