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Rémunérations : un chantier oublié

Dans la Quinzaine Universitaire n° 1491 publiée en juillet 2024, le SNALC dressait le bilan annuel des évolutions salariales dans l’Éducation nationale, les dernières mesures collectives datant de janvier 2024. Celui-ci était bien maigre. Reprenons chaque point pour observer ce qui s’est passé ces deux dernières années en la matière.

MESURES FONCTION PUBLIQUE

Grilles indiciaires

La dernière hausse du point d’indice, de 1,5 %, date du 1er juillet 2023. L’indice majoré de l’ensemble des grilles de la fonction publique a ensuite été revalorisé de 5 points au 1er janvier 2024, soit environ 24,50 € brut ou 19,50 € net.

La valeur du point d’indice est donc gelée depuis maintenant deux ans et demi et, comme on s’y attendait, il n’est toujours pas question de la revaloriser cette année. Pour le gouvernement, l’avancement dans les carrières via les changements automatiques d’échelon tient lieu de revalorisation, même si les niveaux de rémunération baissent mécaniquement chaque année du fait de l’inflation.

Point d’indice et inflation, ou comment détruire le service public

Le gel du point d’indice est au cœur de la politique budgétaire de la France depuis 2010. C’est le moyen qu’ont trouvé les gouvernements successifs pour réduire les dépenses publiques, appauvrissant ainsi non seulement les agents, mais le recrutement même dans les métiers de la fonction publique. Ainsi, la volonté de faire des économies prime sur l’investissement nécessaire au maintien des services publics, dont celui de l’éducation. Qui peut douter que réduire la qualité de l’École a des conséquences négatives et difficilement réversibles sur l’économie d’un pays, soit l’effet inverse de celui désiré ?

N.B. : Le graphique ci-dessus commence au début du gel du point d’indice après la hausse du 1/07/2010. Chaque barre correspond à une revalorisation ponctuelle du point d’indice et fait la différence avec l’inflation cumulée depuis la revalorisation précédente. La dernière indique la situation au 1/01/2026, alors qu’aucune hausse du point d’indice n’est prévue.

 

Dispositifs d’aide

À l’automne 2023, des dispositifs de maintien du pouvoir d’achat ont été mis en œuvre, mais n’ont pas été reconduits :

  • La PEPA : prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, d’un montant compris entre 300 € et 800 € brut versée à l’automne 2023 aux agents publics dont les revenus bruts cumulés entre le 1er juillet 2022 et le 30 juin 2023 n’ont pas dépassé 39 000 €.
  • La GIPA : garantie individuelle du pouvoir d’achat, versée à l’automne 2023 aux agents publics dont l’évolution du traitement brut entre 2018 et 2022 a été inférieure à la hausse des prix à la consommation sur la même période.

Ainsi, la GIPA, mise en place en 2008 et reconduite chaque année depuis, est suspendue depuis maintenant deux ans, alors qu’elle « vise à soutenir le pouvoir d’achat des agents de la fonction publique qui y sont éligibles » [1]La rémunération des agents publics bloqués à l’indice sommital de leur grade ne fait donc pas que stagner : elle régresse en raison de l’inflation.

SNALC-Estelle-Meunier-Inflation

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