Search
Filtres génériques
Correspondance exacte uniquement
Rechercher dans le titre
Rechercher dans le contenu
Filtrer par Catégories
Sélectionner tout
Dossiers
Ecole Inclusive
Protection Sociale Complémentaire
Rémunérations
Retraite
enseignement privé
Le SNALC
Avantages SNALC
Élections professionnelles
Le SNALC dans les médias
Mobi SNALC
Les Actualités
Les Parcours - La Carrière
Congés, disponibilité, temps partiel
Echelons, corps, grades
Formation, concours, stagiaires
Mutations, détachements
Retraite
Les publications
Fiches Infos
Guides
La revue Quinzaine Universitaire
Le bulletin trimestriel
Lettres électroniques
Lettre hebdomadaire
Métiers
AED
AESH
Contractuels enseignants, CPE, Psy-EN
Enseignants d'EPS
Professeurs agrégés, certifiés, PLP
Professeurs des écoles
Premier Degré
Second Degré
Collège
Lycée
Lycée professionnel

Quand silence rime avec violence

Dans l’Éducation nationale comme dans la fonction publique, le silence radio de la hiérarchie est rarement anodin. Lorsqu’un personnel ne reçoit aucune réponse à ses courriels, à ses demandes légitimes ou à ses alertes, ce silence devient une porte close : il ne règle rien, mais laisse l’agent seul au bord du chemin.

L’école de Palo Alto le rappelle dans son premier axiome : « On ne peut pas ne pas communiquer. » Autrement dit, le mutisme hiérarchique à tous les niveaux est une forme de communication. Il peut signifier à l’agent que sa parole ne mérite pas d’être entendue. Le deuxième axiome précise que toute communication comporte un contenu et une relation. Ici, le contenu est absent, mais le message relationnel peut être particulièrement violent : l’agent demeure dans le brouillard, déshumanisé et privé des éléments nécessaires à l’exercice de ses missions.

La classification de l’agression d’Arnold H. Buss éclaire encore cette situation : une agression peut être active ou passive. Si l’omission d’une réponse attendue est répétée, ciblée et utilisée pour mettre sous pression ou isoler un agent, c’est une modalité d’agression passive.

L’article L121-1 du Code général de la fonction publique impose à tout agent, et donc a fortiori à l’encadrement, d’exercer ses fonctions avec dignité et impartialité, intégrité et probité.  Que dire alors d’un silence ciblé qui heurte la dignité, l’impartialité, lorsqu’il vise certains agents sans motif objectif ou encore la probité lorsqu’il devient un moyen de pression ?

L’article L121-2 impose également la neutralité : ignorer un collègue en raison de ses opinions, de ses interventions professionnelles ou de son engagement syndical constitue donc une faute.  

Pour le SNALC, l’incertitude entretenue constitue un facteur de risques psychosociaux que l’employeur doit prévenir.

Face au silence, privilégiez l’écrit factuel et daté, sollicitez une réponse ou un entretien, conservez les relances et leurs conséquences concrètes sur votre travail et votre santé. Si le silence persiste, faites-vous accompagner de vos représentants pour saisir efficacement les dispositifs de signalements.

Élections professionnelles 2026

À partir du 5 octobre à 14 h, activez votre

COMPTE ÉLECTEUR

Ça prend 3 minutes et c’est vital pour le SNALC !