Que les contractuels soient AED, AESH, enseignants, CPE, Psy-EN ou IATPSS, ils bénéficient au moins tous les 3 ans d’un entretien professionnel.
Les modalités de ce dernier sont déclinées dans les différents textes qui régissent chaque catégorie de contractuels, comme indiqué dans le tableau suivant :
Chaque évaluation professionnelle donne lieu à un compte rendu établi et signé par l’autorité compétente. Ce dernier comporte une appréciation générale exprimant la valeur professionnelle de l’agent.
Conformément au III de l’article 1-4 du décret 86-83 du 17-01-1986, un compte-rendu négatif peut donner lieu à un recours hiérarchique puis éventuellement à une saisine de la Commission Consultative Paritaire de la part du contractuel. Dans les faits, ces possibilités ne sont que très peu mobilisées par les contractuels, et même lorsqu’elles le sont, la révision de l’appréciation défavorable demeure exceptionnelle.
Par ailleurs, si pour les AESH cette évaluation n’impacte pas leur changement d’indice, celui-ci étant automatique et triennal depuis septembre 2021, il n’en est pas de même pour tous les autres contractuels pour lesquels la réévaluation est déterminée par la valeur professionnelle et la manière de servir de l’agent.
En revanche, pour tous les contractuels, une mauvaise évaluation professionnelle empêche en principe l’accès au CDI.
Enfin, alors que l’entretien professionnel devrait avoir pour finalité d’améliorer les pratiques des contractuels, notamment en leur proposant des formations ad hoc, et d’offrir des perspectives d’évolution à ces personnels précarisés, le SNALC dénonce le fait qu’il soit avant tout utilisé comme outil de sanction pour justifier le non-renouvellement de contrats.






