Les circulaires départementales relatives aux demandes de temps partiel dans le premier degré pour l’année scolaire 2026-2027 viennent d’être publiées.
Le SNALC Lyon propose ici une synthèse volontairement concise, fondée strictement sur les textes officiels des départements de l’Ain (01), du Rhône (69) et de la Loire (42).
Cette présentation a pour objectif de donner des repères clairs, tout en attirant l’attention sur les principales différences départementales. Pour une information exhaustive, il est indispensable de se référer à la circulaire de son département, accessible en fin d’article.
Les trois départements distinguent clairement deux catégories de temps partiel :
Le temps partiel de droit est accordé dès lors que les conditions réglementaires sont réunies. Il concerne notamment :
l’éducation d’un enfant de moins de 3 ans (ou dans les trois ans suivant une adoption),
les agents bénéficiaires de l’obligation d’emploi (RQTH),
la nécessité de donner des soins à un conjoint, un enfant à charge ou un ascendant gravement malade ou en situation de handicap.
Le temps partiel sur autorisation, quant à lui, est accordé sous réserve des nécessités de service, de la continuité pédagogique et de l’organisation des écoles. Les motifs admis peuvent varier selon les départements (enfants plus âgés, raisons médicales ou sociales, création ou reprise d’entreprise, autres situations dûment justifiées).
⚠️ À noter : un temps partiel de droit ne peut pas être refusé, mais il peut être déclaré irrecevable si les conditions ne sont pas remplies, si le dossier est incomplet ou si la demande est hors délai.
Si une logique commune se dégage, les dates de campagne et les marges de souplesse diffèrent sensiblement.
Dans l’Ain (01), les demandes doivent être déposées via Colibris au plus tard le 31 mars 2026. Les réponses sont communiquées entre mai et juillet selon la participation ou non au mouvement.
Dans le Rhône (69), la campagne est ouverte du 5 janvier au 31 mars 2026. Après cette date, aucune demande de temps partiel sur autorisation ni aucune modification (quotité, retour à temps plein) ne sont examinées. Une souplesse est toutefois prévue, jusqu’au 7 mai 2026, pour certains temps partiels de droit en cas d’évolution imprévisible de la situation.
Dans la Loire (42), la campagne comprend une phase principale du 12 janvier au 25 février 2026, suivie d’une phase complémentaire jusqu’au 31 mars 2026. Passé ce délai, seules des situations exceptionnelles, dûment justifiées, peuvent être examinées.
👉 Le 31 mars 2026 constitue donc une date pivot dans les trois départements, avec toutefois des modalités et des conséquences différentes selon le territoire.
Dans l’intérêt des élèves, les circulaires rappellent que le temps partiel s’organise sur la base de journées complètes de travail.
Les quotités les plus courantes sont 50 % et 75 %, avec des organisations différentes selon le rythme de l’école (4 jours ou 4,5 jours). Les modalités précises (jours libérés, mercredis travaillés) sont détaillées dans chaque circulaire départementale.
Le temps partiel à 80 % fait l’objet d’un encadrement renforcé :
Dans l’Ain, il implique une reprise à temps complet pendant 7 semaines, précisément datées (du 30 novembre 2026 au 29 janvier 2027).
Dans le Rhône, il n’est pas accordé systématiquement. Une quotité de repli est exigée lors de la demande, et aucune modification n’est possible en cours d’année.
Dans la Loire, il nécessite également une reprise à temps plein pendant 7 semaines, dont les périodes sont fixées annuellement et peuvent varier.
Les trois départements prévoient la possibilité d’un temps partiel annualisé à 50 %, organisé selon le même principe :
une demi-année travaillée à temps plein,
une demi-année non travaillée,
avec un versement d’un demi-traitement sur l’ensemble de l’année scolaire.
Les périodes sont identiques :
du 1er septembre 2026 au 31 janvier 2027,
ou du 1er février 2027 au 31 août 2027.
En revanche, les conditions d’octroi diffèrent :
dans le Rhône, l’accord suppose que deux enseignants s’entendent en amont pour se compléter,
dans la Loire, les décisions sont souvent prises en fin d’année scolaire, en lien avec le mouvement,
dans l’Ain, l’octroi reste soumis aux contraintes d’organisation des services annualisés.
Les circulaires de l’Ain et du Rhône détaillent le dispositif de retraite progressive, ouvert aux agents exerçant à temps partiel sous conditions d’âge et de durée d’assurance. La demande relève du Service des retraites de l’État, via les démarches M@REL et ENSAP, en complément de la demande de temps partiel sur Colibris.
Concernant la surcotisation retraite, les approches diffèrent :
l’Ain fournit une formule de calcul détaillée,
la Loire précise des taux et durées maximales selon la quotité (80 %, 75 %, 50 %).
Dans tous les cas, la surcotisation constitue un engagement annuel, avec un impact financier non négligeable, et doit être mûrement réfléchie.
Les demandes doivent impérativement être effectuées via Colibris, à partir des liens départementaux :
Rhône (69) – Demande de temps partiel
ContactLoire (42) – Demande de temps partiel
Assistance informatique
Demandes en cours d’annéeAin (01) – Médecin de prévention (raisons médicales)
Les règles du temps partiel dans le premier degré reposent sur un cadre réglementaire commun, mais leur application varie sensiblement d’un département à l’autre. Dates de campagne, conditions d’octroi du 80 %, modalités du mi-temps annualisé ou encore procédures de recours peuvent différer.
Le SNALC Lyon invite donc chaque collègue à anticiper sa demande, à être particulièrement attentif au calendrier de son département, et à consulter la circulaire complète mise en lien ci-dessous pour disposer de l’ensemble des précisions locales.





