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(Contractuels) Rémunération et revalorisation : des clopinettes encore et toujours…

Ce n’est pas un scoop. Pour gagner beaucoup d’argent, il faut éviter de faire carrière à l’Éducation nationale… En revanche, gagner très peu d’argent jusqu’à parfois ne pas pouvoir vivre de son travail, voire devenir de plus en plus pauvre en progressant dans le parcours professionnel, sont des perspectives largement offertes aux contractuels de l’Éducation nationale !

Ainsi,  en raison du temps incomplet (avec une quotité travaillée le plus souvent de 62 %) et de la rémunération à l’indice majoré 371, un AESH nouvellement recruté perçoit un traitement brut mensuel de 1 132,34 €, soit un peu moins de 1 000 € net pendant ses 3 années sous CDD.

Pas de quoi satisfaire tous ses besoins, y compris les besoins vitaux (se loger, se chauffer, se soigner…) et encore moins d’entretenir une famille…

Quant à la soi-disant revalorisation, elle permettra à l’AESH, au bout de 12 ans d’un engagement sans faille toujours pour une quotité travaillée de 62 %, d’atteindre un traitement mensuel brut de 1 205,59 € seulement, soit une augmentation de 73 € en 12 ans. Cela correspond à une hausse de 0,5 % en moyenne par an, sensiblement inférieure à l’inflation de ces dernières années. Ainsi, l’AESH s’appauvrit-il à mesure qu’il progresse dans son parcours professionnel !

Cette aberration s’explique : incontestablement, les grilles des AESH (celle de septembre 2021 comme celle de septembre 2023) sont systématiquement écrasées par l’inflation.

Pour les AED et les contractuels IATPSS, il n’existe pas de grille nationale.

Les AED, pendant les 6 ans de CDD, et la quasi-totalité des contractuels IATPSS sont rémunérés à l’indice majoré minimum de la fonction publique, soit 366. Par conséquent, puisqu’aucun agent ne peut être rémunéré en dessous du SMIC, ils perçoivent pour l’atteindre une indemnité différentielle depuis le 1er novembre 2024.

Les AED recrutés en CDI sont rémunérés quant à eux à l’indice majoré 375. Les modalités de réexamen de leur rémunération doivent être définies par les services académiques. Toutefois, le Ministère a demandé aux rectorats qui avaient engagé des discussions sur cette question avec les organisations syndicales de suspendre les travaux. Pour notre ministre, la revalorisation triennale de ces collègues peut donc encore attendre alors que les premiers AED CDIsés en septembre 2022 l’attendent déjà depuis septembre 2025. Pour le SNALC, ce n’est pas acceptable !

Pour les contractuels IATPSS, le cadre de gestion du 22 juillet 2025 recommande que leur rémunération se rapproche de celle versée aux fonctionnaires occupant des fonctions équivalentes. Mais il ne s’agit que de recommandations… Leur revalorisation, qui doit avoir lieu au moins tous les 3 ans, est conditionnée à leur valeur professionnelle et à leur manière de servir. L’administration doit procéder à une appréciation au cas par cas de la situation de chaque agent contractuel et n’a aucune obligation de réévaluation.

Enfin, les contractuels enseignants, CPE et Psy-EN de première catégorie ont un espace indiciaire dont l’indice majoré minimal est 376, soit un traitement brut de 1 850,96 € pour un temps complet. Avec l’augmentation du SMIC de 1,18 % au 1er janvier 2026, le traitement indiciaire de ces personnels est désormais d’à peine 25 € au-dessus du SMIC pour un temps complet, alors qu’ils occupent des emplois de cadres. Force est donc de constater que leur espace indiciaire, datant de presque 10 ans, est devenu totalement obsolète !

Si certaines académies recrutent directement au niveau 2 (indice majoré 393) et/ou ont accéléré le rythme d’avancement en début de l’espace indiciaire, et malgré l’ajout de quelques indemnités et primes, on assiste donc bien à la smicardisation des contractuels enseignants, CPE et Psy-EN.

Pour toutes ces raisons et pour tous les contractuels (AED, AESH, enseignants, administratifs…), au SNALC, la revendication salariale demeure une revendication prioritaire.

Bien entendu, le point d’indice doit être à nouveau indexé sur l’inflation, mais cette mesure ne suffira pas à enrayer définitivement la paupérisation des contractuels de l’Éducation nationale. Pour chaque catégorie de contractuels, le SNALC revendique une grille indiciaire nationale à la hauteur de leur engagement et de leurs responsabilités, accompagnée de modalités de revalorisation ambitieuses pour apporter enfin une réponse pérenne au scandale du déclassement et de la précarité financière de ces agents indispensables.