En saigner

En 2023, c’était Agnès Lassalle, poignardée mortellement par un élève de son lycée de Saint-Jean-de-Luz. En 2025, Mélanie Grapinet, assistante d’éducation tuée par un collégien devant son établissement au moment d’un contrôle des sacs des élèves. En 2025 toujours, une collègue de musique à Benfeld qui, heureusement, s’en est sortie. L’élève, lui, s’est suicidé.
De plein fouet

À l’heure où j’écris ce texte, le pronostic vital de notre collègue d’arts plastiques de Sanary-sur-Mer est toujours engagé. Le SNALC lui apporte tout son soutien ainsi qu’à sa famille, à ses proches et à l’ensemble des personnels de son établissement.
Pour le SNALC, il n’est pas question d’apporter des réponses simplistes, comme le font beaucoup de nos politiques qui dégainent leurs portiques de détection de métaux tel un réflexe pavlovien
Enseignante poignardée : l’urgence d’agir

Le SNALC exprime tout son soutien à notre collègue, victime d’une tentative d’assassinat au couteau perpétrée en classe par un de ses élèves de 3e à Sanary-sur-Mer. Son pronostic vital demeure engagé et nous formons le vœu qu’elle puisse surmonter cette épreuve.
Malheureusement, ce n’est pas la première fois qu’un tel drame se produit. Aujourd’hui, la violence peut surgir partout, dissipant l’illusion d’un “établissement tranquille”. Le risque zéro n’existe certes pas, mais cela ne saurait justifier l’inaction face à l’accroissement quotidien des dangers auxquels nous sommes confrontés.
Pour le SNALC, la réponse n’est pas à chercher dans les annonces stériles ou les fausses solutions inadaptées aux réalités de nos écoles et établissements (portiques, fouilles, etc.).
L’école est devenue une cible : l’alerte de Maxime Reppert sur CNews

À la suite de l’agression au couteau d’une enseignante à Sanary, Maxime Reppert a exprimé sur CNews une pensée immédiate pour la victime, tout en dénonçant une violence devenue récurrente et systémique à l’École.
CNEWS – Insécurité scolaire : « L’école n’est plus un lieu sanctuarisé »

« Ce ne sont pas les dealers que l’on inquiétait, mais plutôt les élèves que l’on déplaçait. »
BFMTV – violence scolaire : les portiques ne suffisent pas !

Invité d’Estelle Denis, Maxime Reppert (vice-président du SNALC) estime que les portiques de sécurité et les fouilles aléatoires ne répondent pas à la montée des violences en milieu scolaire.
Réunion d’information syndicale – Professeurs des écoles ( Mercredi 15 Octobre 9h 12h)

Quand les limites sont franchies : réagir face aux violences et accusations en milieu scolaire
Mercredi 10 octobre 2025 – 8h45 à 12h – En visioconférence
Maxime Reppert sur CNEWS : « Les fouilles montrent leurs limites »

«Les fouilles montrent leurs limites, ce n’est pas comme ça qu’on va résoudre la violence» Maxime Reppert, Vice Président du SNALC sur CNEWS le 24 Septembre 2025
Violence et insécurité : face à une réalité inacceptable, une gestion minable.

En dépit de ce bon sens, en dépit des alertes d’un syndicat de terrain comme le nôtre, dont les alertes sont d’ailleurs fréquemment relayées par la DEPP ou la médiatrice, le gouvernement s’entête à raisonner de travers.
Elle a simplement fait son travail

« Voilà qui montre bien la thématique d’autorité (…) Est-ce que je suis en train de risquer ma sécurité en demandant à une élève d’enlever son voile ? (…) Peu d’enseignants sont formés à ces problématiques ; on a plus de 8% d’enseignants contractuels complètement démunis : on n’est pas tous armés pour lancer le débat (…)
RENTRÉE 2024 : ENTRE STRESS ET DÉTRESSE

La crise structurelle de l’Éducation nationale, sur laquelle le SNALC alerte depuis longtemps, est profonde, et les dés sont jetés pour l’organisation de cette rentrée.
QUINZAINE UNIVERSITAIRE n°1489 – école

Alors qu’il n’a généralement que les mots « gouvernance » et « pilotage » à la bouche, le ministère est dans un état de désordre rarement atteint. Et la politique menée s’en ressent.
Côté syndical, ce sont les réunions planifiées, reportées, annulées qui s’accumulent. Ce sont les ordres et les contre-ordres, comme dernièrement sur les heures supplémentaires. Ce sont les dossiers laissés en jachère, et soudain rouverts avec un calendrier intenable.