Alors que le SNALC ne cesse de le marteler depuis plusieurs années, nous avons désormais la preuve que votre espace indiciaire, datant de presque 10 ans, est devenu totalement obsolète et indigne de votre rôle dans la continuité du service public d’éducation !
En effet, avec l’augmentation du SMIC de 2,41 % au 1er juin, l’indice plancher de l’espace indiciaire des contractuels de première catégorie, soit 376, entrainera une rémunération inférieure au SMIC, ce qui est strictement interdit (décret 91-769 du 2 août 1991). D’après nos calculs, le SMIC correspondra à un indice majoré minimum dans la fonction publique égal à 380.
Les contractuels rémunérés à l’indice majoré 376 verront donc leur rémunération augmenter automatiquement (soit par un passage à l’indice majoré du niveau 2 qui est de 393, soit par le versement d’une indemnité différentielle SMIC).
Concernant les contractuels de deuxième catégorie, ils sont malheureusement depuis bien longtemps habitués à un espace indiciaire régulièrement écrasé par la hausse du SMIC…
Bien qu’occupant des emplois de catégorie A, c’est-à-dire des emplois de cadres, les contractuels enseignants, CPE et Psy-EN se retrouvent désormais au SMIC pour les plus récemment recrutés ou s’en rapprochent inexorablement pour les plus anciens. Que fait le ministère de l’Éducation nationale face à ce déclassement pour tous, initié depuis de nombreuses années, et cette perte de pouvoir d’achat pour le plus grand nombre ?
RIEN !
Si on ajoute à cette SMICardisation généralisée le report de la subrogation aux calendes grecques et le risque de non-renouvellement de nombreux CDD à la rentrée 2026 en raison de blocs de moyens provisoires (BMP) réservés aux lauréats des concours externes à bac+3, le mépris de l’institution à l’égard des contractuels enseignants, CPE et PsyEN a incontestablement atteint la taille 8XL !





