Indispensables au fonctionnement des établissements scolaires, les assistants d’éducation (AED) occupent pourtant des emplois encore trop précaires. Contrats, rémunérations, mobilité, perspectives de carrière : pour le SNALC, il est temps de reconnaître pleinement ces personnels et de sécuriser leur avenir professionnel.
Les AED assurent des missions essentielles au quotidien : surveillance, accompagnement éducatif, suivi des élèves et participation au fonctionnement de la vie scolaire. Pourtant, leur situation professionnelle demeure marquée par une forte incertitude.
Le SNALC revendique la création d’un véritable statut de fonctionnaire pour les AED. En parallèle, il demande que les personnels souhaitant conserver un statut contractuel puissent bénéficier d’un contrat de trois ans, suivi d’un CDI après cet unique CDD.
La CDIsation ne doit pas dépendre de pratiques variables selon les académies. Le SNALC défend donc un cadrage national précis, ainsi qu’un cadre de gestion plus complet et contraignant, afin de limiter les interprétations locales et les abus.
La mobilité professionnelle constitue également un enjeu majeur. Aujourd’hui, changer d’établissement ou de département peut s’avérer particulièrement compliqué. Le SNALC demande l’instauration d’un véritable mouvement de mobilité interdépartemental et intradépartemental, sur le modèle des mutations des personnels titulaires.
Mais la sécurisation des parcours ne peut se concevoir sans une revalorisation salariale.
Le SNALC revendique une grille indiciaire nationale ambitieuse, avec un avancement automatique et accéléré dans les premiers échelons. Il demande également une meilleure rémunération des heures supplémentaires, à hauteur d’au moins 125 % du SMIC horaire, ainsi qu’un forfait de cinq heures pour les nuits.
Les AED exerçant en éducation prioritaire doivent également bénéficier d’indemnités REP et REP+ identiques à celles des personnels enseignants. Enfin, l’accès à l’action sociale doit être facilité.
Un emploi stable, une rémunération digne, des perspectives de carrière et des règles nationales protectrices : le SNALC refuse que la précarité demeure la norme pour les assistants d’éducation.





