Affectations changeantes, emplois du temps instables, accompagnements dispersés, manque de formation et difficultés d’accès à la médecine du travail : les AESH sont confrontés à des contraintes qui fragilisent leurs conditions d’exercice. Le SNALC revendique une organisation du travail plus stable et une véritable protection des personnels.
Les changements d’affectation et d’emploi du temps compliquent régulièrement le quotidien des AESH. Ils peuvent multiplier les déplacements, perturber l’accompagnement des élèves et rendre difficile l’organisation de la vie personnelle.
Le SNALC revendique l’abandon des PIAL et des PAS, ainsi que la stabilité des affectations et des emplois du temps. L’accompagnement des élèves en situation de handicap doit reposer sur une organisation cohérente, et non sur une gestion permanente de la pénurie.
Cela suppose également des recrutements massifs d’AESH et la création de brigades de remplaçants, afin de répondre aux besoins de tous les élèves bénéficiant d’une notification d’accompagnement.
La formation constitue un autre enjeu essentiel. Les AESH interviennent auprès d’élèves présentant des besoins très différents, sans toujours disposer d’une préparation suffisante.
Le SNALC demande des formations initiales et continues réellement adaptées aux différents champs du handicap, un accès facilité aux congés de formation professionnelle et au compte personnel de formation, ainsi que des possibilités de validation des acquis de l’expérience (VAE) et de certifications qualifiantes.
La protection des personnels doit également être renforcée. Le SNALC revendique un accès effectif à une médecine du travail de qualité, la prise en compte des préconisations médicales et un meilleur accès à l’action sociale.
Il demande enfin un rôle accru des commissions consultatives paritaires (CCP), notamment sur les recrutements, les affectations et les refus de CDIsation.
Pour le SNALC, améliorer l’accompagnement des élèves passe nécessairement par le respect des personnels qui l’assurent. Stabilité, formation, moyens humains et protection professionnelle doivent devenir des garanties concrètes pour tous les AESH.





