Les AESH jouent un rôle essentiel dans l’inclusion scolaire. Pourtant, leur rémunération, leur temps de travail et leurs perspectives professionnelles restent insuffisamment reconnus. Pour le SNALC, il est temps de garantir à ces personnels un véritable statut et des conditions d’emploi à la hauteur de leurs missions.
La question du statut demeure centrale. Malgré la pérennisation progressive des emplois, les AESH restent des agents contractuels, sans bénéficier des garanties de carrière offertes aux fonctionnaires.
Le SNALC revendique la création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH. Cette reconnaissance doit s’accompagner d’une véritable évolution professionnelle et d’une sécurisation durable des parcours.
Autre difficulté majeure : le temps incomplet imposé à de nombreux personnels, qui maintient les rémunérations à un niveau particulièrement faible.
Le SNALC demande un temps complet sur la base de 24 heures d’accompagnement des élèves, ainsi qu’une augmentation de 50 % du salaire de tous les AESH. L’objectif est de sortir durablement ces personnels de la précarité financière.
La reconnaissance passe également par une meilleure prise en charge des frais professionnels. Le SNALC revendique une indemnité spécifique couvrant les déplacements et des indemnités REP et REP+ identiques à celles des personnels enseignants.
Enfin, les AESH doivent pouvoir envisager leur avenir professionnel sans être enfermés dans leur affectation. Le SNALC demande la création d’un véritable mouvement de mobilité interdépartemental et intradépartemental, ainsi qu’un cadre national de gestion clair, complet et applicable de manière uniforme.
Un statut, un salaire digne, une mobilité organisée et des règles identiques pour tous : le SNALC défend une reconnaissance professionnelle pleine et entière des AESH.





