Rémunérations insuffisamment valorisées, spécificités statutaires négligées, qualifications trop peu reconnues et perspectives de carrière limitées : le SNALC refuse le déclassement progressif des professeurs agrégés et défend une véritable reconnaissance de leur niveau de qualification.
La première urgence est salariale. Le SNALC revendique pour les agrégés une rémunération comparable à celle des personnels d’encadrement et d’inspection accédant à la hors-échelle B bis à la classe exceptionnelle. Cela implique notamment de revaloriser l’indice terminal de la hors-classe pour atteindre la hors-échelle B.
Le SNALC demande également l’alignement des indemnités des agrégés sur celles des cadres de la fonction publique de même niveau, soit au moins 1 000 euros mensuels supplémentaires, sans contrepartie. Les indemnités spécifiques, notamment l’IMP, la prime de Grenelle et l’ISOE modulable, doivent elles aussi être revalorisées.
Le respect du statut constitue une autre priorité. Le concours de l’agrégation, fondé sur un haut niveau d’exigence disciplinaire, doit conserver toute sa valeur. Le SNALC défend une gestion nationale du corps qui reconnaisse ses spécificités et garantisse la préservation de son excellence disciplinaire.
Cette reconnaissance doit également se traduire dans les affectations et les missions confiées aux agrégés. Ceux qui souhaitent enseigner au lycée doivent pouvoir y accéder plus facilement. Leur qualification doit aussi être davantage valorisée dans l’enseignement supérieur, les missions de formation et les fonctions de chargé de mission d’inspection.
Enfin, les perspectives d’évolution de carrière doivent être réellement élargies. Le SNALC défend un meilleur accès à la classe exceptionnelle, avec une prise en compte de l’ancienneté dans le grade de la hors-classe plutôt que dans le corps. Il revendique également des passerelles attractives vers les corps d’inspection, d’administration et d’encadrement, ainsi que davantage de possibilités de promotion dans le corps des professeurs de chaires supérieures.
Mieux rémunérer les agrégés, respecter leur statut et reconnaître pleinement leurs compétences : le SNALC défend une ambition claire, mettre fin au déclassement et redonner à l’agrégation la place qu’elle mérite dans l’Éducation nationale.





