Inclusion scolaire insuffisamment accompagnée, manque de remplaçants, tâches administratives envahissantes, difficultés de fonctionnement des écoles… Le SNALC défend une École primaire qui dispose enfin des moyens nécessaires pour remplir ses missions.
L’inclusion scolaire ne peut pas reposer uniquement sur la bonne volonté des enseignants. Lorsqu’un élève présente des besoins particuliers, l’accompagnement doit être adapté, stable et réellement disponible.
Le SNALC défend une inclusion raisonnée, respectueuse des besoins des élèves comme des conditions de travail des personnels. Il revendique un accompagnement humain individualisé lorsque la situation l’exige, ainsi qu’un nombre suffisant de places dans les établissements et dispositifs spécialisés.
Cela suppose également de renforcer les RASED, d’ouvrir des postes d’enseignants spécialisés et de mettre à disposition des professeurs des équipes départementales de professionnels de la santé physique et mentale des élèves.
Mais les difficultés de l’École primaire dépassent la seule question de l’inclusion.
Les absences non remplacées désorganisent les écoles, alourdissent la charge de travail des équipes et fragilisent les apprentissages. Le SNALC demande un nombre suffisant de remplaçants dans chaque département, ainsi que le temps de décharge nécessaire à l’exercice des fonctions de direction.
Le fonctionnement quotidien des écoles doit également être amélioré grâce à des moyens humains pérennes : personnels administratifs qualifiés, maîtres supplémentaires et accompagnement adapté aux besoins du terrain.
Dans le même temps, les exigences institutionnelles chronophages doivent être revues. Évaluations d’école, réunions multiples, résidences pédagogiques et sollicitations administratives ne doivent pas détourner les enseignants de leur mission première : faire apprendre les élèves.
Enfin, le SNALC revendique une véritable liberté de mobilité géographique et professionnelle, afin que les professeurs des écoles puissent construire leur parcours sans être enfermés dans leur affectation.
Pour le SNALC, reconstruire l’École primaire ne consiste pas à multiplier les réformes. Il faut d’abord donner aux enseignants les moyens d’exercer leur métier et aux élèves les conditions nécessaires pour réussir.





