Courrier à Monsieur Édouard Geffray
Ministre de l’Éducation nationale
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Paris, le 7 avril 2026
Objet : Revalorisation des assistants d’éducation en CDI
Monsieur le Ministre,
Le SNALC souhaite porter à votre attention la question de la revalorisation des assistants d’éducation en CDI.
Conformément à l’article 7 du décret 2003-484 du 6 juin 2003, la rémunération des assistants d’éducation en CDI fait l’objet d’un réexamen au moins tous les trois ans au vu des résultats de l’entretien professionnel.
La nouvelle circulaire « Cadre de gestion des personnels exerçant les missions d’assistants d’éducation (AED) », datée du 17 septembre 2025 et publiée le 9 octobre 2025, dispose dans son paragraphe 2.5.1 : Les modalités de réexamen de leur rémunération sont définies par les services académiques en concertation avec les organisations syndicales siégeant en comité social d’administration académique.Â
Or, d’après les remontées des responsables académiques du SNALC, soit les rectorats n’ont pas encore engagé cette concertation, soit ils ont convoqué un ou plusieurs groupes de travail sur le sujet, mais, quelles que soient les académies, les modalités de revalorisation des AED CDIsés ne sont toujours pas mises en œuvre. N’oublions pas que les premiers AED CDIsés l’ont été en septembre 2022. Par conséquent, ces collègues attendent depuis septembre 2025, date d’entrée en vigueur de la disposition réglementaire, une revalorisation de leur rémunération. Nous nous permettons de vous demander, Monsieur le Ministre, dans quel délai celle-ci pourra être mise en œuvre.
Des rectrices et recteurs nous ont informés que l’arrêt des échanges entre leurs services et les organisations syndicales résulte d’une demande du ministère. Nous nous interrogeons sur les motifs d’une telle demande. Est-elle due à l’absence de budget nécessaire pour revaloriser ces collègues ? Si tel est le cas, pourquoi ce budget n’a-t-il pas été prévu dès août 2022, date de l’adoption de la réglementation relative à cette revalorisation triennale (article 6 du décret 2022-1140 du 9 août 2022), pour une mise en application à partir de septembre 2025 ?
Ou doit-on y voir une volonté de votre part d’établir une grille indiciaire nationale qui s’imposerait alors aux académies afin d’éviter des divergences de revalorisation et in fine des inégalités de rémunération pour ces personnels d’une académie à l’autre ? C’est ce que le SNALC ne cesse d’appeler de ses vœux.
Dans ce cas, la réalisation d’un tel document devrait s’inscrire dans le cadre du dialogue social et des groupes de travail ministériels devraient se tenir prochainement. Pourriez-vous, Monsieur le Ministre, nous éclairer sur vos intentions précises afin de régler cette question ?
Les assistants d’éducation en CDI sont actuellement rémunérés à l’indice majoré 375, ce qui correspond à un traitement mensuel brut de 1 846,04 € pour un temps complet, soit 23 € de plus que le SMIC mensuel brut. Il est aisé de comprendre leur impatience à bénéficier enfin d’une revalorisation de leur traitement brut.
Si ces assistants d’éducation ont été CDIsés, c’est bien parce qu’ils sont motivés, dévoués, expérimentés et reconnus comme apportant une plus-value à la vie scolaire de l’établissement et par extension, à l’institution.
Le SNALC vous demande donc, Monsieur le Ministre, de bien vouloir débloquer cette situation le plus rapidement possible et d’apporter des réponses à la hauteur de l’investissement professionnel des AED CDIsés.
Pour le SNALC, un courrier ou un courriel de la part du ministère ou des rectorats informant les assistants d’éducation concernés de l’état d’avancement de cette revalorisation serait souhaitable et apprécié. Cette démarche pourrait en effet être perçue comme une forme de considération que vous portez à ces agents et à leurs conditions d’emploi.
Extrêmement attaché à la défense des intérêts professionnels des assistants d’éducation, dont leur rémunération, le SNALC reste à votre disposition pour tout échange.
Dans l’attente de votre réponse, soyez assuré, Monsieur le Ministre, de nos remerciements et de notre attachement au service public d’Éducation.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.
Jean-Rémi GIRARD, président national du SNALC, et Danielle ARNAUD, secrétaire nationale du SNALC chargée des personnels contractuels





