Rémunérations : un chantier oublié

Dans la Quinzaine Universitaire n° 1491 publiée en juillet 2024, le SNALC dressait le bilan annuel des évolutions salariales dans l’Éducation nationale, les dernières mesures collectives datant de janvier 2024. Celui-ci était bien maigre. Reprenons chaque point pour observer ce qui s’est passé ces deux dernières années en la matière.

Retrouver notre professionnalité

Travailler à l’Éducation nationale, c’est vivre une expérience qui n’est partagée que par le sélectionneur de l’équipe de France de football : tout le monde sait faire votre métier mieux que vous. Vous ne prenez jamais les bonnes décisions, quand vous n’êtes pas tout simplement incompétent. La différence, c’est que si vous démissionnez, il n’y aura pas grand monde pour prendre votre place, chiffres des concours à l’appui.

Agrégation : liste d’aptitude 2026

Le SNALC Lyon informe les collègues des modalités d’accès au corps des professeurs agrégés par liste d’aptitude pour l’année 2026. Cette voie de promotion, distincte du concours, repose sur une démarche individuelle via i-Prof et obéit à des conditions strictes de recevabilité et de calendrier.

Le dispositif « passerelle » en chiffres

De la rentrée 2022 à celle de 2024, 351 (115 en 2024) enseignants ont obtenu un détachement dans le corps des Attachés d’Administration de l’État, dans le cadre de ce parcours (voir QU1498).

Congrès SNALC Lyon–Grenoble sur la laïcité

Le SNALC Lyon et le SNALC Grenoble organisent un congrès syndical interacadémique consacré à la laïcité, le vendredi 3 avril 2026 à Bourgoin-Jallieu, autour de temps forts mêlant conférence, échanges et réunion d’information syndicale.

Changer de discipline en 2026

Le SNALC Lyon relaie les informations du BIR du 12 janvier 2026 relatives à la procédure académique de changement de discipline des enseignants du second degré pour la rentrée 2026. Ce dispositif encadré permet une évolution professionnelle au sein d’un même corps, selon un calendrier et des modalités précises.

Groupes au collège : compte rendu du SNALC du 7 janvier 2026

Lors de la CSL de décembre, les organisations syndicales ont critiqué la rédaction du décret et de l’arrêté mettant fin à l’obligation de constituer des groupes. Le ministère propose donc une nouvelle version du texte, qu’il présente comme plus souple.

Cette nouvelle rédaction maintient la nécessité de mettre en place un accompagnement renforcé en français et en mathématiques, mais considère désormais les groupes, notamment à effectifs réduits, comme une simple modalité possible, et non plus comme une obligation.

Tableaux des traitements dans l’Éducation nationale

Avec la revalorisation annuelle du SMIC au 1/01/2026, le salaire mensuel minimum brut augmente de 1,18 %, ce qui le porte à 1 823,03 €. En conséquence, la valeur du point d’indice, qui est de 4,92 €, n’évoluant pas de son côté, les indices majorés inférieurs à 371 sont désormais rémunérés au-dessous du SMIC. Les agents concernés par ces indices percevront donc une indemnité différentielle qui portera leur traitement brut au niveau du SMIC.

Congrès SNALC de Mâcon : remettre l’humain au cœur

Le 8 janvier 2026, à Mâcon, le SNALC de l’académie de Dijon organisait son congrès académique. Une journée dense, marquée par des échanges de grande qualité, centrée sur une question devenue essentielle : la souffrance au travail dans l’Éducation nationale, ses causes, et les leviers concrets pour y répondre.

Quand l’École frôle le zéro

L’hiver n’est pas une surprise. Pourtant, en janvier 2026, personnels et élèves ont grelotté dans des bâtiments scolaires laissés au froid pendant les vacances. Pour le SNALC, cette rentrée glaciale révèle une incapacité persistante à anticiper et à investir dans des conditions de travail dignes.

CAPPEI 2026 : inscriptions ouvertes

Le SNALC Lyon informe les collègues des modalités d’inscription au CAPPEI pour la session 2026. Ce certificat, indispensable pour exercer durablement dans le champ de l’éducation inclusive, fait l’objet d’un calendrier et de règles précises qu’il convient de respecter scrupuleusement.

PSC : on avance ou on recule ?

La campagne d’affiliation au nouveau régime obligatoire de mutuelle, terminée pour la zone A, est en cours pour la zone B. En parallèle, une zone de turbulence budgétaire dans le supérieur pourrait bien venir remettre en cause tout l’édifice ! Quant à l’offre facultative en prévoyance, le marché a été attribué. Le SNALC vous dit tout.

Temps de travail des enseignants : une réalité occultée

L’enquête de la DEPP réalisée en 2022/2023 et publiée cet automne, l’atteste : les enseignants travaillent en moyenne 28 heures de plus que la durée annuelle légale du travail ! Enfin des chiffres pour contrer les clichés sur les profs toujours en vacances…

Faire et défaire

Si l’Éducation nationale française devait avoir une devise, le SNALC pense que la plus pertinente serait « Faire et défaire ». Faire et défaire des programmes. Faire et défaire des réformes. Ces derniers temps, on en est même à faire et défaire des ministres. Le premier employeur de France perd son temps et son énergie — et donc notre temps et notre énergie — à tourner en rond.

QUINZAINE UNIVERSITAIRE n°1508

Gabriel Attal a voulu créer des groupes de niveau en 6e et 5e dans le cadre de son médiatique « choc des savoirs ». Nicole Belloubet a plutôt mis en place des groupes de besoin, sans qu’on sache trop bien ce que cela voulait dire. Élisabeth Borne a douté de leur efficacité, rapport de l’inspection générale à l’appui. Et voilà donc Édouard Geffray qui les rend facultatifs à la rentrée prochaine, lui qui avait travaillé à leur mise en œuvre concrète en tant que directeur général de l’enseignement scolaire. Et c’est ainsi l’horaire volé à la discipline Technologie en 6e disparaît.

Collège : stop à la technocratie et à la réunionite

Communiqué de presse du SNALC du 18 décembre 2025 Le SNALC a pris connaissance de l’instruction ministérielle du 17 décembre 2025 sur la difficulté scolaire au collège, et la trouve inacceptable. Alors que, sur le terrain, les professeurs constatent combien nos élèves sont en difficulté et ont besoin d’une aide réelle, le ministère pond des mesures technocratiques, inadaptées et […]

Entre nulle part et ailleurs

Où sont les contractuels enseignants, CPE et Psy-EN ?

Certainement pas dans les priorités du Ministère

En effet, les groupes de travail consacrés à la refonte de leur cadre de gestion, pourtant bien inscrits à l’agenda social du Ministère des 3 années scolaires passées, n’ont jamais eu lieu.

Demandes de travail à temps partiel – Année scolaire 2026-2027

Le BIR n°14 du 15 décembre 2025 fixe le cadre de la campagne unique de demandes de travail à temps partiel pour l’année scolaire 2026-2027. Cette campagne concerne les personnels enseignants, d’éducation et psychologues de l’Éducation nationale titulaires du second degré public.

Bonnes vacances !

En cette fin d’année civile, le SNALC Lyon souhaite à l’ensemble des collègues un temps de repos pleinement mérité.

J’y pense et puis j’oublie

Le titre « J’y pense et puis j’oublie » d’une chanson bien connue des années 60 pourrait être repris avec la plus grande justesse par notre ministère concernant les AED et AESH : Il y pense et puis il oublie !

Singulier par son histoire et ses votes

Le SNALC n’est pas né de la dernière pluie. Il vit le jour en 1905. Doyen des syndicats, il a, à plusieurs reprises, rejeté des fusions avec d’autres syndicats politisés. Ce qui a entraîné des scissions ayant elles-mêmes donné naissance à d’autres syndicats.

Une semaine de mobilisation pour la création d’un corps d’AESH (intersyndicale)

Depuis le printemps dernier, les organisations syndicales FSU, SE-UNSA, CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, CGT Éduc’action, SNALC et SUD éducation ont mené une campagne pour que soit enfin mis à l’ordre du jour l’obtention d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH avec une pétition qui a recueilli à ce jour plus de 83 000 signataires, ce qui démontre le soutien total de toute la communauté éducative et au-delà pour les AESH.

Jurys de bac : une mesure de pure communication

Le SNALC a pris connaissance de la publication par Édouard Geffray des mesures concernant les jurys du baccalauréat, mesures en réalité décidées par Élisabeth Borne lors de son (trop long) passage au ministère de l’Éducation nationale.

Pour le SNALC, ce ne sont pas les jurys qui contribuent à la dévalorisation de l’examen. Le jury est même le seul moment d’échange collectif et transparent.

Baccalauréat : l’ajout de patches ne résout rien

Dès sa conception, le nouveau baccalauréat ne tenait pas la route. Le SNALC n’a cessé de le répéter et de demander au Ministère d’être raisonnable en revenant sur sa réforme. Sans succès malheureusement.

Inaptitudes et dispenses en EPS : anticiper les risques

Le décès tragique d’un élève survenu en 2020 lors d’un cours d’EPS, a profondément marqué la communauté éducative. Souffrant d’une anomalie cardiaque, il faisait l’objet d’un certificat médical (CM) lui interdisant la pratique physique et sportive : il a pourtant participé au cours, ce qui l’a conduit au malaise fatal.

Rétroactivité des indemnités REP / REP+ : où en est-on pour les AESH ?

Les AESH perçoivent depuis 2023 l’indemnité REP / REP+ à laquelle ils auraient déjà dû avoir droit depuis 2015. Ce retard de versement a été reconnu par le Conseil d’État, qui a constaté un défaut de paiement et a enjoint le ministère de l’Éducation nationale à verser une indemnité compensatoire aux AESH requérants.

PSC : la santé des agents n’est pas une variable budgétaire (communiqué intersyndical)

Communiqué de presse intersyndical du 26 novembre 2025

Constatant le non-respect de l’accord concernant la protection sociale complémentaire du 8 avril 2024 et la dégradation du dialogue social, les organisations syndicales représentatives des ministères de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, et des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative ont quitté la commission paritaire de pilotage et de suivi de ce jour.

Nouveaux agrégés : comment fonctionne le classement ?

Vous avez commencé l’année scolaire en tant que nouvel agrégé : vous allez être classé dans la grille de rémunération de votre nouveau corps. L’attribution d’un échelon dépend des services que vous avez effectués précédemment.

Pour un meilleur traitement

Les enseignants fonctionnaires ont une part de primes deux fois inférieure à celle des autres fonctionnaires de catégorie A. Il faut qu’un professeur certifié attende 22 ans pour sortir du premier quartile (le plus bas, donc) en termes de rémunération pour un catégorie A, alors même que le métier est à niveau bac +5, soit plus élevé que la norme.

Nouvelle mobilisation pour les AESH le 16 décembre

Depuis mai dernier, dans le cadre d’une large Intersyndicale AESH, le SNALC s’est engagé dans une grande campagne de mobilisation afin que soit créé un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH.

Sans statut de la fonction publique, les AESH, soit 140 000 personnels qui exercent un métier à part entière et sans lesquels il n’y aurait pas d’inclusion scolaire, sont de facto maintenus dans la précarité !

Pour le SNALC, ce mépris institutionnel n’a que trop duré : notre campagne se poursuit donc jusqu’à ce que nous obtenions satisfaction !

Singulier par sa nature

C’est dans son indépendance extrême, dans cette absence totale d’attaches que le SNALC puise sa liberté.

Libre de ton et de pensée, il est franc et direct dans ses prises de position. Etant donné que son curseur de décision est toujours positionné en fonction des préoccupations des personnels, on ne sait jamais d’avance ce que le SNALC décidera et votera.

La rupture conventionnelle : un bon plan pour quitter l’Éducation nationale ?

Vous êtes de plus en plus nombreux à souhaiter quitter l’Éducation nationale. Si vous êtes en CDI, vous avez la possibilité, pour rompre votre contrat, de recourir à la rupture conventionnelle. Toutefois, une demande de rupture conventionnelle n’entraîne pas nécessairement une réponse positive de votre employeur… C’est donc un dispositif dont il convient de maîtriser les rouages !

Introduction des principes généraux du droit : quelles limites dans l’institution scolaire ?

Ils sont alors dans leur tort (voir l’article “Non bis in idem” : stop à l’intox !), mais pourquoi certains CPE voire chefs d’établissement se sentent-ils légitimes à invoquer le principe du « non bis in idem » lorsqu’un professeur donne une retenue à un élève exclu de cours ? Comment ne pas se sentir désarçonné voire fragilisé lorsqu’ayant recours à une mesure équilibrée –une exclusion de cours n’étant pour beaucoup d’élèves guère dissuasive ! –, on se voit rappeler d’un ton compassé les principes généraux du droit comme si on s’apprêtait à violer un droit de l’Homme ?

Ces principes s’appliquent-ils donc intégralement à l’univers scolaire ? Et si oui est-ce vraiment souhaitable ?