Sous-effectifs, multiplication des tâches, responsabilités parfois mal définies, difficultés d’accès à la formation : les assistants d’éducation sont confrontés à des conditions de travail exigeantes. Pour le SNALC, améliorer la vie scolaire suppose de reconnaître leurs missions, de renforcer les équipes et de mieux protéger les personnels.
Dans les collèges et les lycées, les AED occupent une place essentielle auprès des élèves. Pourtant, leurs missions peuvent varier considérablement d’un établissement à l’autre, avec des responsabilités parfois insuffisamment définies.
Le SNALC revendique une redéfinition, une clarification et une hiérarchisation des missions des AED. Il demande également un recrutement organisé au niveau académique afin de limiter les pressions et les abus susceptibles d’apparaître dans les établissements.
La reconnaissance de l’expérience professionnelle constitue une autre priorité. Les compétences acquises dans les vies scolaires doivent pouvoir être valorisées grâce à une certification ou à un diplôme reconnaissant les acquis professionnels.
Mais cette reconnaissance doit aussi se traduire dans les conditions d’exercice.
Les vies scolaires sont régulièrement confrontées à des effectifs insuffisants, qui augmentent la charge de travail et compliquent l’accompagnement des élèves.
Le SNALC demande des recrutements massifs d’AED et un accès au temps complet pour les personnels qui le souhaitent. Il s’agit de répondre aux besoins réels des établissements tout en améliorant la situation professionnelle des agents.
La formation doit également devenir un véritable levier d’évolution. Le SNALC revendique une formation initiale et continue de qualité, un doublement du crédit d’heures pour formation et un accès facilité aux concours de recrutement ainsi qu’à leur préparation.
Enfin, les AED doivent pouvoir bénéficier d’un accompagnement administratif et d’une protection effective.
Le SNALC demande la désignation d’un interlocuteur RH ou d’un référent AED dans chaque rectorat, un rôle renforcé des commissions consultatives paritaires (CCP), notamment concernant les recrutements, les non-renouvellements, les affectations et les refus de CDIsation, ainsi qu’un accès réel à une médecine du travail de qualité.
Pour le SNALC, les AED ne doivent plus être considérés comme de simples personnels de passage. Leurs missions, leur expérience, leurs conditions de travail et leurs droits méritent une reconnaissance pleine et entière.





