Violences, pressions, risques psychosociaux, locaux dégradés, absence de suivi médical : les conditions de travail des personnels de l’Éducation nationale se détériorent. Pour le SNALC, protéger la santé des agents et leur permettre d’exercer leurs missions dans des conditions dignes doit devenir une priorité.
La santé au travail reste l’un des grands angles morts de l’Éducation nationale. Les visites médicales régulières sont largement insuffisantes et la prévention des risques psychosociaux demeure trop souvent inexistante.
Les personnels confrontés à des problèmes de santé ou à une situation de handicap rencontrent également des difficultés pour obtenir les aménagements nécessaires. Une institution qui revendique l’inclusion doit commencer par la garantir à ses propres agents.
Le SNALC revendique une véritable médecine du travail, accessible à tous les personnels, ainsi qu’une politique effective de prévention et de prise en compte du handicap. Il a notamment créé un pôle santé-handicap pour informer les collègues et les accompagner dans leurs démarches.
À ces difficultés s’ajoute la dégradation du climat scolaire. Violences verbales ou physiques, conflits, pressions exercées par certains élèves, parents ou responsables hiérarchiques : trop de personnels exercent désormais dans un environnement professionnel anxiogène.
Le SNALC refuse toute banalisation des violences et des pressions. Les agents doivent être protégés, soutenus et accompagnés lorsqu’ils rencontrent des situations difficiles.
Au-delà de son action syndicale, le SNALC met à disposition de ses adhérents des dispositifs d’accompagnement par l’intermédiaire de mobi-SNALC, notamment en matière de gestion des conflits, de coaching et de sophrologie. Une protection juridique pénale et une cellule juridique peuvent également intervenir dans les situations les plus sensibles.
Enfin, comment exercer correctement son métier lorsque les locaux sont vétustes, mal chauffés ou insuffisamment isolés ? Lorsque les équipements informatiques sont défaillants, les connexions instables ou que des questions de sécurité, notamment liées à l’amiante, restent sans réponse satisfaisante ?
Le SNALC dénonce depuis longtemps l’insuffisance des moyens matériels et les renvois de responsabilités entre l’administration et les collectivités territoriales.
La santé, la sécurité et la dignité au travail ne sont pas des avantages facultatifs. Ce sont des exigences fondamentales. Le SNALC continuera de les défendre pour l’ensemble des personnels.





